La nature de ce que nous sommes
Ce qui suit est écrit par mon ami Dr. Kenneth Wingrove
Partie 1 : La nature de l’Epouse de Jésus.
Nous sommes une Epouse unifiée sans tache ou imperfection. Nous sommes vivants dans le domaine éternel et nous nous partageons, en tant que membres de l’Epouse, l’Esprit et la vie. Due à notre unité qui, est une qualité spirituelle, nous constituons un seul Corps avec plusieurs membres. La prière de Jésus pour nous fut que nous membres, soyons unis de la même unité et le soyons aussi avec Dieu, comme Lui et le Père sont. Il voulait que nous soyons du même avis dans notre amour les uns pour autres, tout comme Dieu nous aime. Il voulait que nous vivions entièrement dépendant du Père, disant uniquement ce que nous écoutons le Père dire, et faisant uniquement ce nous voyons le Père faire. Nous avons tous été rendus parfait selon l’Esprit. Nous n’avons plus besoin de lutter pour être affranchi du péché. Notre péché n’est plus une inquiétude pour le Père. La souffrance de Jésus nous a libérés de notre péché. Nous sommes invités à avoir une intime relation avec Jésus, une relation qui change notre statut d’inconnus aux connus de Lui. Nous sommes invités à être des membres de Son Corps. Nous n’avons aucune part avec Lui à moins que nous acceptions notre position comme membres de Son Corps. Nous sommes invités à permettre au Saint-Esprit de nous remplir de Sa vie sans laquelle il n’y a pas de vie en nous. Mais si nous mangeons de Sa chair et buvons de Son sang, Il vit en nous et nous devenons vivants en Lui.
Etant déjà des membres du Corps, nous sommes maintenant mis en service pour aller et faire des disciples, les enseignant jusqu’à leur maturité dans le Royaume. Jésus n’a pas dit d’aller faire des convertis et de construire des bâtiments. Les membres de l’Epouse se supportent afin d’être obéissants à Dieu. Ceci requiert donc une marche d’ensemble dans des relations d’intimité. Comment puis-je vous encourager lorsque vous lutter de tout votre être pour obéir à Dieu et que je ne vous connais pas ? Comment puis-je vous connaître intimement si vous êtes parmi des centaines de personnes à une réunion ? Jésus a seulement eu douze amis proches sur qui Il a veillés. Les relations pour faire des disciples sont celles bâties sur l’amour et le sacrifice. Elles sont intimes. Dans une relation où je sais que je suis aimé de l’amour de Jésus, je suis sans crainte de me rendre vulnérable et partager mes faiblesses. L’année passée, je me suis débattu pour obéir au Père. Je connaissais avec certitude ce que Père voulais que je fasse. J’ai eu des visions précises de ce que Père voulait. J’ai fait des rêves sur les conséquences désastreuses que ma désobéissance causerait. Comme acte de miséricorde, les circonstances étaient bien disposées dans ma vie par le Père afin que ça me coûte extrêmement cher et douloureux de désobéir. Et en tout cela, je me débattais. Je me débattis extrêmement. J’ai prié le Père : « Je sais ce que Tu veux de moi ; accorde-moi la grâce d’être obéissant car si Tu ne le fais pas, je ne pourrai y arriver ». C’est pour de pareil temps que nous avons besoin de quelqu’un qui va veiller sur notre âme. Ils nous aident à marcher selon la direction du Saint-Esprit lorsque cette marche demande de nous une souffrance. Jésus demanda à Pierre, Jacques et Jean de veiller sur Lui lorsqu’Il luttait de tout son être avec la décision de souffrir sur la croix. Il eut besoin du soutien de Ses frères. Nous aurons besoin du soutien de nos frères pendant que nous faisons face à nos propres souffrances. La pensée du Père pour les frères et sœurs plus matures est de faire des moins matures des disciples jusqu’à ce qu’ils atteignent la maturité, dominent le péché et puissent donner une réponse pour l’espérance qu’ils portent.
Nous vivons au milieu des gens qui ne nous reconnaissent pas pour qui nous sommes. Ne leur en voulez pas ; ils n’en ont aucune idée. Notre adoption dans la maisonnée du Père est une affaire spirituelle et ceux qui ne sont pas nés de l’Esprit ne peuvent la comprendre. Nous sommes appelés à souffrir pour eux car nous leur sommes envoyés pour leur délivrer un message d’espérance. Nous ne souffrirons peut-être pas tous par effusion de sang ou par diffamation. Nous pourrions être bien accueillis ou respectés professionnellement. Certains d’entre nous aurons de meilleurs soins que beaucoup de nos frères et sœurs. Certains d’entre nous seront torturés et tués. Nous pourrions être accusés de faire du mal. Nous pourrions bien accueillis dans tous les sens sauf dans le domaine qui les bénira le plus, savoir celui de fils de Dieu. Mais chacun d’entre nous a besoin d’être prêt pour donner réponse vis-à-vis de l’espérance que nous avons. J’ai des réponses pour mon espérance et aussi de la joie à partager. Je connais le Roi et je peux vous présenter à Lui. Etre prêt pour donner des réponses pour votre espérance et être capable d’endurer des souffrances est ce pourquoi il est absolument important d’être disciple. Ma vie a été transformée pendant que je marchais dans une relation qui fait de moi un disciple. J’ai expérimenté l’affranchissement vis-à-vis de mon passé, l’habilitation et l’amour.
Partie 2 : La communion et les dons
Communier au sein de l’Epouse, c’est reconnaître que nous nous appartenons les uns les autres, soutenons les membres faibles, et donnons un plus grand honneur aux parties les moins honorées. Nous donnons une grande modestie à ceux qui ne sont pas présentables. Quand l’un d’entre nous souffre, nous souffrons tous ensembles. Quand l’un est honoré, nous nous réjouissons tous. Nous sommes une communauté inséparable, la maisonnée du Père. Dieu a si constitué le Corps qu’il ne peut y avoir de division et tous les membres seront soucieux les uns pour les autres. Partager le pain, c’est reconnaître que Jésus souffrit pour chaque membre du Corps dans le même sens et que nous sommes les membres les uns des autres, et l’amour de Dieu est parfait pour chacun de nous. Nous sommes une maisonnée de gens égaux. Prendre la coupe de la communion, c’est reconnaître que le même Esprit nous a tous conduit à la vie au travers de Jésus. Nous sommes tous du même Esprit. La vie qui m’est donnée est celle donnée à tout autre membre. Quand nous nous rassemblons, chaque membre apporte les grâces qui lui sont données par le Saint-Esprit pour l’édification du groupe. L’un n’est pas plus important que l’autre ; tous les membres sont vitaux. Les apôtres, les prophètes, les pasteurs, les docteurs et les évangélistes sont des dons du Saint-Esprit à l’Epouse. Ils fonctionnent en tant que serviteurs de l’Epouse afin qu’Elle soit équipée pour le ministère. En aucun cas, ils ne fonctionnent dans la hiérarchie. Ce n’est pas une question d’être plus grand que l’autre. Quand Paul dit : « en premier lieu les apôtres, ensuite les prophètes », il n’écrit pas concernant une hiérarchie d’autorité. Il écrit de l’ordre d’envoi à l’Epouse. En premier lieu les apôtres sont envoyés, puis les prophètes, suivis des pasteurs, des docteurs et des évangélistes. Ces dons à l’Epouse sont envoyés comme de humbles serviteurs, non comme ceux en autorité au sein de l’Epouse. Le même prix a été payé pour nous tous. Aucune partie du Corps ne peut dire à une autre : « nous n’avons pas besoin de toi ». Aucune partie ne peut s’estimer au-delà ou en-dessous d’une autre. Agir de la sorte reviendrait à mal discerner la vraie nature de l’Epouse. Quand nous nous rassemblons et ne percevons pas avec exactitude l’Epouse, nous drainons le jugement sur nous-mêmes et nous sommes sujets à la discipline du Père. Mais si nous nous jugeons nous-mêmes selon la vérité, que nous sommes des membres égaux de l’Epouse, nous ne serons pas jugés. Paul, dans sa lettre aux Corinthiens dit que se rassembler et ne pas discerner la vraie nature de l’Epouse est la cause des maladies de plusieurs et certains en sont même décédés. Jésus dit de la communion que lorsque nous nous regroupons, il nous faut reconnaître qu’Il mourut pour nous tous. Si nous devenons un avec le Corps de Jésus et invitons Son Esprit, nous sommes vivants en Lui et Il vit en nous.
Lorsque vous vous rassemblez avec des membres du Corps, prenez garde et réalisez que le prix que Jésus paya pour vous est le même pour chaque membre du Corps car Son amour nous est identique. Il vous aime d’un amour infini. Il est capable de donner à chaque membre de Son Corps la plénitude de Son amour. Vous avez reçu le même Esprit et la vie comme tout autre membre. Si nous nous regroupons et nous jugeons être moins que quelqu’un, nous proclamons donc que la mort de Jésus signifie une moindre chose pour nous, que Son amour pour nous a diminué et que nous sommes de moindre Esprit. Nous proclamons que le Père est incapable ou n’est pas de bonne volonté pour nous faire ce qu’Il a fait aux autres. Ceci se produit souvent lorsque nous croyons que quelqu’un est de plus grande importance dans le Royaume ou est plus rempli de l’Esprit ou plus doué que nous. Ça peut aussi se produire lorsque nous croyons que nous n’avons qu’une petite valeur à offrir dans le Royaume. Quand nous croyons que d’une manière ou d’une autre, nous sommes plus ou moins que d’autres membres pour lesquels Jésus a payé le même prix, nous sommes en train de renier la nature de l’Epouse. Le Père nous voit tous comme des fils, complets et sans taches. Nous sommes complètement aimé maintenant, juste tels que nous sommes.
Partie 3 : Prendre part aux souffrances de Jésus
L’appel est à l’Epouse d’en finir avec le péché, d’apprendre à obéir et de vivre selon l’Esprit. En embrassant la souffrance, l’Epouse sera glorifiée.
Bien-aimés, ne trouvez pas étrange le feu ardent qui est au milieu de vous, qui est venu sur vous pour votre épreuve, comme s’il vous arrivait quelque chose d’extraordinaire ; mais, en tant que vous avez part aux souffrances de Christ, réjouissez-vous, afin qu’aussi, à la révélation de sa gloire, vous vous réjouissiez avec transport. Si vous êtes insultés pour le nom de Christ, vous êtes bienheureux, car l’Esprit de gloire et de Dieu repose sur vous : de leur part, il est blasphémé, mais quant à vous, glorifié. Mais que nul de vous ne souffre, comme meurtrier ou voleur, ou comme faisant le mal, ou s’ingérant dans les affaires d’autrui ; mais si quelqu’un souffre comme chrétien, qu’il n’en ait pas honte, mais qu’il glorifie Dieu en ce nom. Car le temps est venu de commencer le jugement par la maison de Dieu; mais s’il commence premièrement par nous, quelle sera la fin de ceux qui n’obéissent pas à l’évangile de Dieu ?
Considérez la souffrance de Jésus pour nous. La mort sur une croix ne laisse pas trop de place à l’imagination. Mais avez-vous reconnu que chaque événement dans Sa vie, y compris Sa naissance fut un acte de souffrance ? Même dans l’enfance, lorsqu’Il enseignait dans le temple, Il n’était pas reconnu pour Celui qu’Il est. Je peux imaginer Sa mère Le retrouvant après L’avoir cherché tout l’après-midi : « Jésus, où étais-tu ? J’étais morte d’inquiétude ; on va à la maison tout de suite. » « Mais mère, J’étais juste ici au dehors parce que Père le voulait ; Je suis désolé. Je pensais que tu le savais. »
L’année passée en Afrique de l’Ouest, à l’extérieur d’un petit hôtel presque vide, Stuart et moi rendions ministère à un jeune couple pour qu’ils aient l’amour et la liberté. Ce couple désirait tant un enfant mais fut dans l’incapacité de concevoir. Les membres de la famille se moquaient d’eux et ils ont tenté beaucoup de choses par désespoir. Ils sont aussi allés chez des dirigeants d’allants à l’église mais ce fut sans espoir. La seule chose qu’ils furent capables de faire fut d’inviter plusieurs démons dans leurs vies. Ils perdirent tout espoir et la paix. Pendant que nous les aidions à être libérés de leur fardeau et des attentes des gens, et aussi des jougs tentant de créer sans le Créateur, le gérant de l’hôtel nous demanda d’arrêter de pratiquer la sorcellerie sinon il nous chasserait de l’hôtel.
En un autre temps, dans la même ville, nous étions invités à parler à un groupe de trente personnes durant une semaine. A la première nuit avec eux, le Saint-Esprit me poussa à ranger la corbeille de collectes qu’ils avaient sortie et leur expliquer que nous étions venus les servir, et que nous devrions abandonner cette pensée d’argent dans notre relation. Cela fut très frustrant pour certains des dirigeants religieux. Après qu’on eut parlé la première nuit et quitté, ils replacèrent la corbeille au milieu de l’assemblée. Certains d’entre eux nous informèrent qu’ils ont refusé de ne plus travailler avec nous.
Nous sommes des enfants de Dieu envoyés dans le monde qui ne nous reconnait pas. Nous avons été envoyés à des gens qui ne vont peut-être pas nous donner de la valeur, ou nous honorer ; ils peuvent profiter de notre douceur et gentillesse, les prenant comme une faiblesse, et profiter de notre générosité. Ils peuvent nous diffamer et s’opposer à nous pendant que nous suivons notre Père. Nous sommes envoyés, tout comme Jésus le fut.
Jésus fut envoyé pour souffrir. Je soumets à votre réflexion que Sa souffrance ne fut pas seulement sur la croix. Sa douleur physique était certainement la plus horrible sur la croix mais Sa vie entière sur terre fut soulignée par la souffrance résumée dans l’affirmation : «Il vint chez soi ; et les siens ne l’ont pas reçu. » Imaginez que vous rentriez à la maison et non seulement ils ne vous reconnaissent pas mais aussi ils persistent à dire que vous n’êtes celui que vous dites être. Preuve sur preuve, service sur service, bonté sur bonté pour ceux que vous aimez et pour qui vous êtes venus, et ils vous appellent démon et vous tuent. Jésus n’a pas uniquement enduré des moments de grande douleur mais Il vécut aussi parmi les gens chez qui Il fut envoyé et qui ne Le comprirent. La souffrance de Jésus fut un acte de Son humilité et de Sa compréhension de l’amour de Dieu. Il connaissait qui Il était et savait que toute bonne chose Le concernant venait de Son Père. Bien qu’Il connût qui Il était, Il ne réclama pas Sa reconnaissance. Il ne se défendit pas, mais attendit que Son Père Le glorifiât. Il fut appelé à souffrir et après avoir appris l’obéissance par les choses qu’Il a souffertes, le Père dit de Lui : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai trouvé mon plaisir. » Pierre dit dans cet énoncé « Dieu donna honneur et gloire à Jésus ». La racine du mot « gloire » et de l’expression « trouver plaisir » sont les mêmes. Elle signifie avoir une bonne opinion de. En acceptant Jésus pour qui Il est et ce qu’Il fit pour nous, nous devenons des fils adoptés de Dieu. Nous apprenons l’obéissance en prenant part à la souffrance de Jésus. Nous sommes envoyés pour aimer et servir ceux qui ne nous reconnaissent pas comme fils de Dieu. Quand nous prenons part aux souffrances de Jésus, nous partageons aussi Sa gloire. Dieu fait luire Sa joyeuse approbation sur nous. Le grand amour de Dieu pour Ses enfants irradie Sa gloire, le rayonnement de la joyeuse approbation de Dieu de Ses enfants.
On m’a rendu de prétendus services aux bouts des lèvres, on m’a menti et diffamé. On a abusé de ma générosité et bonté. Que d’honneur ! Accusé de sorcellerie, que d’honneur ! On a profité de moi, quel honneur ! Que d’honneur de me dire que je pratique le mal pendant que je suis mon Père ! Que d’honneur de souffrir afin que ceux qui sont autour de moi croient en mon amour pour eux ! Que d’honneur d’avoir raison et de la délaisser cependant pour la cause de la justice, la préservation des relations ! Que d’honneur de souffrir pour ceux qui m’entourent et de les voir transformer et changer ! Que d’honneur de les voir commencer à se questionner : « Comment cet homme peut-il tant m’aimer après tout ce que je lui ai fait subir ? » Je suis devenu un instrument de la miséricorde de Dieu quand je souffre pour les autres, en obéissance au Père. C’est la miséricorde de Dieu qui conduit les hommes à se repentir, à changer leur manière de penser et de se sentir. Vivre la vie en croyant que vous êtes profondément aimé du Père est fondamental. Quand nous sommes fermement enracinés dans l’amour de Dieu pour nous, nous bannissons toute crainte. Bannissant la crainte et ancrés dans l’amour de Dieu pour nous, nous pouvons compter sur les souffrances comme sujets de joie. Jésus dit qu’Il a enduré toutes Ses souffrances à cause de la joie qui Lui est réservée. Son Epouse est Sa joie. Nous sommes Son peuple, Son Epouse, Sa joie.
Je crois que l’Epouse entre dans une saison de purification, une saison dans laquelle la conséquence sera que nous endurions nos souffrances avec joie pour la cause de Jésus, notre espérance de gloire. Nous n’avons pas été envoyés dans le monde pour être traités avec équité. Nous avons été envoyés pour aimer à notre propre frais, chargeant Jésus de toutes les dettes. Nous avons été envoyés comme un acte de miséricorde et d’amour.
Souffrir, c’est prendre l’instrument de votre propre mort dans l’obéissance ; cela résulte en une humble vie de service pour la cause de vos relations, ce qui conduit à la justice. Le juste partage la gloire de Jésus. La gloire de Jésus est la joyeuse approbation de Dieu vis-à-vis de Son Fils. Etant approuvés, nous pouvons glorifier Son nom pendant que nous prenons part à la création et purification de l’Epouse en nous aimant et s’approuvant mutuellement. Nous rendons à Dieu Sa gloire quand nous disons, oh mon frère, oh mon frère, oh mon frère, Dieu est bon. Ça me fait sourire de penser à Lui. Quand nous prenons part aux souffrances de Christ, Dieu nous sourit comme Il sourit à Jésus et nous devenons un objet de Sa gloire. Il dit de nous : « Ceux-ci sont Mes fils bien-aimés, en qui J’ai trouvé mon plaisir. »